Ma critique d’art

 

        Il serait pour le moins désobligeant de prétendre avoir l’arrogance de dresser un regard panoptique sur l’ensemble des sujets abordés. Loin de vouloir jeter dans la marre quelques jugements de valeurs arbitraires, j’ambitionne, au moyen de la production d’un argumentaire textuel, orchestrer réflexions et analyses condensées, laissant entrevoir un débat plus exhaustif.
S’employer à restituer, telle que je la perçois, une « actualité artistique » a pour finalité de confronter le lectorat à son propre jugement.

La construction sporadique mais passionnée de ces prolégomènes tend en effet à dépeindre ici une prise de position subjective sur les mouvances artistiques contemporaines et interrogations culturelles futures.

A cela, l’idée de me prononcer en mon nom propre sur l’Internet permet de me dégager des exigences de rentabilités et logiques économiques à laquelle est (malheureusement) soumise la majeure « critique » d’art actuelle.
Car oui, il me semble aujourd’hui abusif que la masse de périodiques – radios, papiers, audiovisuels – conserve et propage le terme critique. Il serait plus pertinent de définir ces articles associés comme l’orchestration journalistique d’un phénomène qui échappe à ceux qui l’annoncent.
Prisonnier des paramètres capitalistes, ce nouvel « art-publicitaire » ressemble d’avantage à une démission de l’instance critique historique, abandonnant à d’autres autorités sociales (galeriste, journaliste …) ce qui compte ou pas.

Internet apporte cependant un embrun d’espoir en voyant émerger une multitude d’amateurs d’art ayant pour seule arme leurs savoirs et toujours prêt à parader leurs avis et impressions sur la question.

Cet exercice, je le crois, mènera d’avantage à l’authenticité des jugements artistiques d’aujourd’hui.

Bonne lecture.